Éditions VillaRrose

DÉFINITION DE LA VIE

par Claude Bernard
suivi de Claude Bernard ou l’Incarnation de la physiologie
par Alain Prochiantz professeur au Collège de France
Dessins et Aquarelles de Fabrice Hyber

« … Tout le monde s’entend quand on parle de la vie et de la mort. Il serait d’ailleurs impossible de séparer ces deux termes ou ces deux idées corrélatives, car ce qui vit, c’est ce qui mourra, ce qui est mort, c’est ce qui a vécu… »   C.B.

Claude Bernard (1813-1878), fondateur de la médecine expérimentale et de la physiologie moderne, a ouvert une nouvelle ère dans l’histoire de la biologie. La notion de « vie » a été le fondement de l’ensemble de ses travaux qui ont toujours privilégié l’observation à la théorie. « Définition de la vie » publié en 1875, trois ans avant sa mort, est une synthèse de sa vision autant qu’un document sur la manière dont la question de la vie a été pensée dès l’Antiquité.
Plus de cent quarante ans après, Alain Prochiantz, administrateur du Collège de France où il occupe la chaire des « Processus morphogénétiques », revient sur le texte de Claude Bernard dans une analyse au ton vif.
Cette association ne saurait être complète sans la belle participation de Fabrice Hyber, lion d’Or de la Biennale de Venise en 1997. Cet artiste visionnaire et polyvalent a composé pour cet ouvrage une série de dessins et d’aquarelles intitulée « Nourrir la mort ». 






Ancien élève de l’École normale supérieure, Alain Prochiantz est un neurobiologiste, spécialiste de la morphogénèse. Ses contributions scientifiques majeures sont la découverte de l’hétérogénéité topologique des astrocytes cérébraux et celle d’un nouveau mode de signalisation par transfert intercellulaire de protéines nucléaires. Il est Membre de l’Académie des Sciences et professeur titulaire de la chaire Processus morphogénétiques du Collège de France où il a créé le Centre Interdisciplinaire de Recherche en Biologie et dont il préside la Conseil d’Administration depuis 2015. Signataire de plus de 200 articles scientifiques, ses travaux portent sur des aspects fondamentaux du développement du système nerveux et de la physiologie cérébrale, mais aussi sur l’étiologie de maladies neurologiques et psychiatriques, domaines de recherche actuels de son laboratoire.
Auteur d’une dizaine d’ouvrages généralistes, dont le plus récent, Qu’est-ce que la vie ? a été publié en 2012 aux Éditions du Seuil, il a collaboré avec Jean-François Peyret dans la fabrication de spectacles vivants comme la Génisse et le Pythagoricien (2002), les Variations Darwin (2004) et Ex Vivo / In Vitro, pièce créée au Théâtre de la Colline en novembre 2011. Les documents de « making of » et les partitions de la Génisse et des Variations ont donné lieu à publication par les Éditions Odile Jacob en 2002 et 2005.

Fabrice Hyber est né le 12 juillet 1961 à Luçon (Vendée). L’œuvre singulière de cet acteur majeur de la scène artistique européenne – Lion d’or de la Biennale de Venise en 1997 – prend forme au travers de supports multiples, champs libres par lesquels sa pensée proliférante s’exprime et se révèle visionnaire et exploratoire. Le fonctionnement du corps, interprété comme une entreprise de digestion de données, est une constante de son travail. Il l’interroge de la cellule à l’organe, et se passionne pour le principe de division, d’autogénèse, de participativité. Ses tableaux et dessins décrivent les conséquences d’une utilisation maîtrisées de la totalité des procédures internes de nos corps et des champs potentiels de mutation auxquels cela nous permettrait d’aboutir. En 1986, Mutation (Maison de l’avocat, Nantes) et Peinture homéopathique no 1. En 1991, L’Homme de Bessines, et création du plus grand savon au monde. En 1997, avec Eau d’or, eau dort, Odor, il obtient le Lion d’or de la xLvIIIe Biennale de venise. En 2001, création d’un rallye C’hyber rallye, à tokyo, puis au musée d’Art moderne de la ville de Paris, en 2002. En 2003, L’Artère, Museo Monterey. En 2007, Le Cri, l’écri, oeuvre perenne au jardin du Luxembourg et Matière à penser / Food for thought, Le Laboratoire, Paris, MIt/Boston. En 2008, Du pur Hyber, galerie Jérôme de Noirmont. En 2010, Pasteur’Spirit, Institut Pasteur ; Clones (49 hommes verts) à Shangaï. En 2012, nuancier, Palais de tokyo, Paris ; Sans gêne, Institut Pasteur, œuvre perenne de 18 mètres en porcelaine. En 2014, création d’un système « Organoïde », Institut Pasteur. En 2015, 2716, 43 795 m2, CRAC, Sète (365 peintures). Développement d’un test télépathique, Gand, Moscou, Metz. Fabrice Hyber a conçu la série de dessins et d’aquarelles Nourrir la mort en octobre 2016, à l’occasion de ce livre.

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Parution : novembre 2016

112 pages
10,5 x 16,5 cm
14 ill. noir et blanc
12 Euros

isbn 978-2-9543646-2-9









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